Christophe Garcia: " Dès que j’ai commencé à créer, l’évidence s’est présentée. Je peux travailler inifinment , longtemps , durement, tant qu’il d’agit de créer et que je reste “ de l’autre coté” . J’aime maintenant toutes ces choses qui me déplaisaient… novembre 27, 2020 \\

Christophe tell us about yourself, who is Christophe Garcia?
Je suis un chorégraphe et metteur en scène qui ne tient pas en place et s’amuse à essayer de nouvelles formes de spectacle très souvent.
Ancien danseur formé à la musique et au théâtre, j’ai très vite décidé de me consacrer à la création, car avant tout, j’aime faire danser les gens.
Je suis passionné, courageux et joueur.  

I am a choreographer and director who cannot keep calm. I really have fun trying in experimenting new path of creation.
I used to be a dancer, I was trained in music and theatre, I quickly decided to devote myself to creation, because above all, I like to make people dance.
I am passionate, courageous and playful.
Artistes et équipe de création : Le problème avec le rose | Centre national  des Arts
How did your passion for dance start?
Je dis souvent que j’ai commencé la danse pour faire de la musique et du théâtre.
Pour moi, la danse est indissociable des autres arts.  Elle permet de voir la musique, de lui offrir un corps.  Elle ouvre des possibilités au théâtre. En lui permettant de dire d’autres choses, autrement qu’avec les mots.  
J’aime voir les gens danser. Même dans la vie quotidienne. C’est un plaisir infini d’observer ce théâtre naturel. Tout s’y joue… le plaisir, l’abandon, la séduction, la passion… les rapports de force, la violence et la tristesse aussi.

I often say that I started dancing to get closer to music and theatre.
For me, dance is inseparable from other arts. .
It opens up possibilities for theatre by allowing it to say different things without words.
I like to see people dancing. Even in everyday life. It is an infinite pleasure to observe this natural theater. Everything is played out ... pleasure, seduction, passion … violence and sadness too.

Specifically, to whom are you most grateful for your artistic passion?
J’ai appris il y a quelques mois, à 41 ans, que le rêve d’enfance de ma mère était d’être danseuse. Elle en a été éloignée toute sa vie et ne l’a jamais fait savoir. Elle m’a toujours accompagné dans mon rêve et ma formation de jeune danseur avec une immense discrétion et humilité à ce sujet. Je crois que je ne peux que lui être reconnaissant de m’avoir transmis cette passion sans les mots et de s’être si élégamment effacée pour que je puisse danser. C’est beau et un peu triste à la fois…
Je suis aussi infiniment reconnaissant envers ma grand-mère qui m’a fait découvrir la musique classique, m’offrant ainsi mes premiers émois artistiques.
Il y a tant d’autres personnes qui m’ont accompagné et envers qui je suis reconnaissant…

I discovered just a few months ago, at age 41, that my mother's childhood dream was to be a dancer. She has never followed that dream and never made it known. She has always encouraged me and followed me throughout my training as a young dancer with a great discretion and humility. I am grateful to her for transmitting me her passion without even telling me anything about her own dream, and for being so discreet and let me dance. It's beautiful and a little sad at the same time ...
I am also infinitely grateful to my grandmother who introduced me to classical music. She made me feel my first artistic emotions.
There are so many other people who have supported me and to whom I am grateful ...
La Parenthèse | Christophe Garcia
Which dancers and choreographers are you most influenced or inspired by?
J’aime les chorégraphes qui créent une danse puissante et incarnée. Dimitri Papaioanou,  Maguy Marin, Mikael Keegan-Dolan et Mats Ek , sont quelques grands maîtres pour moi.
De la même manière, je suis émerveillé par les danseurs qui savent incarner et plonger en profondeur dans leur danse. Plus jeune, j’étais fasciné pat Anna Laguna. Aujourd’hui ce sont aux danseurs de ma compagnie, à qui j’ai le plus envie de rendre hommage. Ils ont cette alliance merveilleuse de passion, de puissance, d’abandon et de poésie qui m’émeut.

I love choreographers with a powerful and embodied dance. Dimitri Papaioanou, Maguy Marin, Mikael Keegan-Dolan and Mats Ek, are some great masters for me.
Likewise, I am amazed by the dancers who know how to embody and dive deeply into their dance. When I was younger, I was fascinated by Anna Laguna. Today, I most want to pay tribute to the dancers of my company. They have this wonderful combination of passion, power, surrender and poetry that moves me.

Christophe Garcia - CHORÉGRAPHE ET METTEUR EN SCÈNE - LETTRE POUR ÉLÉNA -  La Rotonde
Tell us about your experience at the Béjart dance school and your relationship with the sacred monsters of dance.
Quand j’étais un jeune danseur à l’école, je passais des heures  à danser devant un miroir en imaginant que j’avais les bras immenses que des danseurs de Béjart. J’étais fasciné par l’infini des  lignes, de ses danseurs  et la subtile musicalité qu’ils dégageaient.
Quand j’étais dans l’école, Maurice Béjart a toujours eu un regard un peu eloingné et bienveillant envers moi. Je pensais qu’il ne m’avait pas remarqué.
Lors d’une audition pour laquelle j’avais présenté un solo de ma propre création, m’a dit avoir été touché par ma chorégraphie et m’a proposé un contrat dans la compagnie. Cétait un rêve éveillé.
Au sein de la compagnie, j’avais déjà le désir ardent de créer mon propre travail. J’ai créé ma première pièce, un solo pour une danseuse sur le thème d’Alice. Maurice Béjart est un jour rentré dans le studio par hasard lorsque nous travaillions. Il a été très ému et m’a promis de m’aider. Quelques semaines plus tard, il présentait ce solo en personne dans un gala intitulé “ carte blanche à Maurice Béjart”. Un autre rêve ! C’était le début d’une aventure pour moi… qui dure depuis 20 ans. Je lui en suis infiniment reconnaissant.

When I was a young dancer, I spent hours dancing in front of a mirror imagining that I had the same huge arms as dancers from Béjart Ballet. I was fascinated by the infinity of its lines, its dancers and the subtle musicality they expressed.
When I was in school, Maurice Béjart was always kind but somehow distant. I thought he hadn't noticed me.
During an audition for which I had presented a solo of my own creation, he told me he was interested by my choreography and offered me a contract with the company. It was a daydream.
Within the company, I already had a burning desire to create my own work. I created my first piece, a solo for a dancer on the theme of Alice. Maurice Béjart one day came into the studio by chance while we were working. He was very moved and promised to help me. A few weeks later, he presented this solo in person at a gala entitled “carte blanche à Maurice Béjart”. Another dream! It was the start of an adventure for me… which has lasted for 20 years. I am infinitely grateful to him.

How was the transition from dancer to choreographer?
C’était une transition très facile car… je ne voulais pas vraiment danser. Lors de mon premier contrat de danseur au Béjart Ballet, j’ai réalisé que finalement, je ne souhaitais pas être sur scène. Je ne souhaitais pas répéter chaque jour une chorégraphie. Je souhaitais encore moins arriver des heures en avance dans un théâtre et je ressentais une certaine tristesse au moment des saluts… Je n’étais pas à ma place et je ne comprenais pas pourquoi.
Dès que j’ai commencé à créer, l’évidence s’est présentée. Je peux travailler inifinment , longtemps , durement, tant qu’il d’agit de créer et que je reste “ de l’autre coté” . J’aime maintenant toutes ces choses qui me déplaisaient… tant que je au fond de la salle.
J’ai un respect immense pour le danseur, sa rigueur, son dévouement à l’œuvre, son sens de la répétition et le rituel de la scène . Mais je sais que je n’ai pas ces qualités. Les miennes se jouent autrement, dans la créativité et l’accompagnement des danseurs.

It was a very easy transition because… I didn't really want to be a dancer. During my first contract as a dancer at Béjart Ballet, I realized that, I finally didn't want to be on stage. I didn't want to repeat a choreography every day. I did not enjoy arriving hours early in a theater and I felt a certain sadness at the end of a show, during the bows.
I was out of place and I did not understand why.
As soon as I started creating, the evidence presented itself. I can work endlessly, long, hard, as long as it's about creating . I feel better staying "on the other side". I now enjoy all the things I didn't like before… as long as I stay at the back of the room.
I have immense respect for the dancers, their rigorous dedication to the work, their sense of repetition and the ritual of the stage. But I know I don't have those qualities. My qualities played out differently, in the creativity and support of the dancers.

La Parenthèse was created in 2000 with the hope of telling stories of human experience through dance and music.  Speak us about you company La parenthèse. How did you have this idea and what do you think about its future?
J’ai créé la parenthèse alors que j’étais très jeune. C’était un élan, avec l'envie de faire danser et de  créer quelque chose pour durer.
Je suis heureux de voir que 20 ans plus tard, la parenthèse est toujours là, plus active  que jamais. La compagnie est maintenant reconnue et structurée. Elle tourne beaucoup à travers le monde et rencontre beaucoup de public.
Cela a pris du temps, mais je ne regrette aucune des étapes heureuses ou difficiles qui nous ont permis d’arriver là.
Pour le futur…J’ai envie de renouveler la forme de mes spectacles. Collaborer avec des maison d’Opéra, avec d’autres artistes de théâtre, de musique, d’arts plastiques. Créer de nouvelles formes immersives qui pourront se danser et jouer dans des endroits nouveaux, hôtels, lieux abandonnés, lieux patrimoniaux , où les spectateurs pourront décider de s’approcher, de se promener dans une œuvre…

I created “La parenthèse” when I was very young. It was a challenge, filled with the urge  to make dance and build something that will last. I am happy to see that 20 years later, the company is still there, more active and stronger than ever. The company is now recognized. We are touring a lot around the world and meet a lot of audiences. It took a while to build it, but I don't regret any of the happy or difficult stages that got us here.
For the future ... I want to renew the form of my shows. Collaborate with opera houses, with other artists of theater, music, plastic arts. Create new immersive forms that can be danced and played in new places, hotels, abandoned places, heritage places.

If you could wake up tomorrow with a new gift , which would you choose?
J’aimerai que l’on me confie Les clés d’un théâtre ou d’un lieu, où je pourrais me rendre chaque jour pour travailler seul et avec les danseurs. Un lieu dans lequel je pourrais inviter des spectateurs de manière régulière, informelle, pour des répétitions, pour parler des projets et pour danser ensemble…
Ce n’est pourtant pas uniquement un cadeau. Je suis conscient que cela représente beaucoup de travail. Mais c’est une envie très forte que j’ai depuis longtemps. Et ce rêve est peut-être deviendra peut-être bientôt réalité.

I would like someone to lend me the keys to a theater or a place where I could go every day to work with the dancers. A place in which we could invite audience members to watch rehearsals, to talk about projects and to make dance together ...
I know it’s not just a gift. This represent a lot of work. But it’s a very strong desire that I have had for a long time. And maybe this dream may soon come true.

Would you change anything in the world of dance in which you were formed?
Je ne changerais pas beaucoup de choses mais si je pouvais, j’aimerais y apporter des petits aménagements.
D’abord, j’aimerai que la danse soit considérée comme une forme théâtrale à part entière et pas seulement comme la petite sœur abstraite, esthétique et parfois trop sage du théâtre.
j’aimerai aussi que nous prenions plus de temps. Que nous sortions de la course à production. Que les théâtres et les artistes s’attachent encore plus les uns aux autres de manière longue. Prennent le temps de connaitre, d’avancer ensemble, de se tromper parfois et de créer des liens avec le public, au-delà de la création et de l’atelier.

I wouldn't change a lot of things but if I could, I would like to make some small adjustments.
First of all, I would like dance to be seen as a theatrical form in its own and not just as the abstract, aesthetic and sometimes overly wise little sister of the theater.
I would also like us to work slower. That we get out of the production race. May theaters and performers bond with each other for a long time. Use this time to get to know each other, move forward together, sometimes make mistakes and create links with the audience, beyond the creations and the workshops…
Christophe Garcia | Béjart Ballet Lausanne

Is there any space in Europe for talented young dancers and choreographers and, if you want what do you suggest to an aspiring dancer, what would you say to him?
Il y en a tellement. J’aurai tendance à lui conseiller de choisir des lieux où l’on fera aussi appel à sa créativité ,  à sa réflexion. Où l’on proposera des ponts entre les arts…
There are so many great places for dance. I would advise him or her to choose places where we will also appeal to his-her sense of creativity, to his-her thinking. Places that would offer bridges between the arts ...


Can we call you a citizen of the world?
En ces temps de Coronavirus, cela serait bien plus facile d’être un citoyen du monde!
Je me sens infiniment petit et facilement perdu face à l’immensité des cultures. Je crois que j’aime rester humble et me positionner en tant que Français, Européen curieux du reste du monde.

In these times of Coronavirus, it would be much easier to be a citizen of the world!
I feel infinitely small and easily lost in front of the immensity of cultures. I think I like to stay humble and position myself as a French and  European man, curious about the rest of the world.

The relationship with your home town.
C’est une question très difficile car, j’ai du mal à considérer une ville comme MA VILLE.J’ai vécu avant dans de très grandes villes Marseille, Montréal et Paris , avec lesquelles je garde des liens très fort. J'ai grandi à Annecy, une très jolie petite ville dans les Alps francaises.
Si l’on considère la ville où j’ia ma maison et où je crée le plus en ce moment… C’est Angers.  Une très belle ville de l’Ouest de la France, proche de la Loire.
Je suis très heureux et fier de partager une partie de mon histoire artistique avec cette ville. Elle est dans une période extrêmement dynamique, en plein  questionnement et renouveau artistique.
C’est très vivifiant de savoir que c’est à Angers que l’histoire de la Parenthèse va s’écrire plus intensément pour les prochaines années.

This is a very difficult question because I find it hard to think of a city as MY CITY. I was born in a small and beautifull city called Annecy, in the french Alps. Then I lived in very large cities like Marseille, Montreal and Paris, with which I keep very strong links.
If we consider the city where my home is now, I Live in Angers.
It is a beautiful town in the west of France, close to the Loire river.
I am very happy and proud to share part of my history with this city. Angers is having an extremely dynamic period, in full questioning and artistic renewal.
It is very invigorating to know that next chapters of la parentheses will be written is this city.

Working in the time of coronavirus: what is the reaction of young artists to this viral and humanitarian emergency?
Jocker … ahaha!

En réalité, j’ai la chance d’avoir beaucoup de nouvelles idées liées aux contraintes.
Tout d’abord nous avons créé NIEBO HOTEL, un spectacle immersif qui s’est déroulé dans un hôtel à Angers. Les spectateurs étaient seul ou par deux dans les chambres avec les danseurs.
J’ai aussi été invité à créer un spectacle par vidéo-conférence “ La question des fleurs”. Ce spectacle est maintenant en tournée au Québec (Canada) alors que moi-même, je ne peux pas m’y rendre…  C’est  quand même rassurant de savoir que même si les humains ne peuvent pas circuler, les œuvres et les idées peuvent encore le faire.

Jocker… HAHAHA! No, actually, I feel lucky to have a lot of new ideas related to this situation we are living in. First of all, we created NIEBO HOTEL, an intimate performance that took place in a hotel in Angers. The audience were alone or in pairs in the rooms with the dancers. I was also invited to create a video-conference show "The question of flowers". This show is now on tour in Quebec (Canada) while I myself cannot go there… It is still reassuring to know that even if we cannot travel, today’s technology gives us the opportunity to create virtually.

Your future commitments?
Je travaille sur les Nuits d’Été d’Hector Berlioz. Une invitation à faire un voyage fantastique…
J’ai beaucoup d’envies pour ce spectacle. Il aura d’abord une grande forme, avec orchestre, chanteurs et danseurs, en partenariat avec des maison d’opéra en France. Je travaille aussi sur un projet de crèation très stimulant avec le Florida Ballet aux Etats Unis.

I'm working on Hector Berlioz's “Nuits d’été”.
I’m really looking forward to create this show. It will first have classic form, with orchestra, singers and dancers, in partnership with opera houses in France.
I am also working on an exciting creation project with Florida Ballet in USA.

La Parenthèse | Christophe Garcia
Christophe parlaci di te, chi è Christophe Garcia?
Sono un coreografo e regista che non riesce a mantenere la calma. Mi diverto davvero a sperimentare nuovi percorsi di creazione.
Ero una ballerina, mi sono formata in musica e teatro, ho deciso subito di dedicarmi alla creazione, perché soprattutto mi piace far ballare le persone.
Sono appassionato, coraggioso e giocoso.

Come è nata la tua passione per la danza?
Dico spesso che ho iniziato a ballare per avvicinarmi alla musica e al teatro. Per me la danza è inseparabile dalle altre arti. Apre possibilità per il teatro permettendogli di dire cose diverse senza parole.
Mi piace vedere la gente ballare. Anche nella vita di tutti i giorni. È un piacere infinito osservare questo teatro naturale. Tutto si gioca ... piacere, seduzione, passione ... anche violenza e tristezza.

Nello specifico, a chi sei più grato per la tua passione artistica?
Ho scoperto solo pochi mesi fa, all'età di 41 anni, che il sogno d'infanzia di mia madre era diventare una ballerina. Non ha mai seguito quel sogno e non lo ha mai fatto conoscere. Mi ha sempre incoraggiato e seguito durante tutta la mia formazione di giovane ballerina con grande discrezione e umiltà. Le sono grato per avermi trasmesso la sua passione senza nemmeno dirmi nulla del suo sogno, e per essere stata così discreta e lasciarmi ballare. È bello e un po 'triste allo stesso tempo ...
Sono anche infinitamente grato a mia nonna che mi ha introdotto alla musica classica. Mi ha fatto provare le mie prime emozioni artistiche.
Ci sono tante altre persone che mi hanno supportato e alle quali sono grato ...



Da quali ballerini e coreografi sei maggiormente influenzato o ispirato?
Amo i coreografi con una danza potente e incarnata. Dimitri Papaioanou, Maguy Marin, Mikael Keegan-Dolan e Mats Ek, sono dei grandi maestri per me.
Allo stesso modo, sono stupito dai ballerini che sanno come incarnarsi e immergersi profondamente nella loro danza. Quando ero più giovane, ero affascinata da Anna Laguna. Oggi, voglio soprattutto rendere omaggio ai ballerini della mia compagnia. Hanno questa meravigliosa combinazione di passione, potere, resa e poesia che mi commuove.

Raccontaci della tua esperienza alla scuola di danza Béjart e del tuo rapporto con i mostri sacri della danza.
Quando ero un giovane ballerino, passavo ore a ballare davanti a uno specchio immaginando di avere le stesse enormi braccia dei ballerini del Béjart Ballet. Sono rimasto affascinato dall'infinità delle sue linee, dai suoi ballerini e dalla sottile musicalità che esprimevano.
Quando ero a scuola, Maurice Béjart era sempre gentile ma in qualche modo distante. Pensavo che non mi avesse notato.
Durante un'audizione per la quale avevo presentato un assolo di mia creazione, mi disse che era interessato alla mia coreografia e mi offrì un contratto con la compagnia. Era un sogno ad occhi aperti.
All'interno dell'azienda, avevo già un ardente desiderio di creare il mio lavoro. Ho creato il mio primo pezzo, un assolo per una ballerina sul tema di Alice. Maurice Béjart un giorno è entrato in studio per caso mentre stavamo lavorando. Era molto commosso e ha promesso di aiutarmi. Poche settimane dopo, ha presentato di persona questo assolo in una serata di gala dal titolo "carte blanche à Maurice Béjart". Un altro sogno! È stato l'inizio di un'avventura per me ... che dura da 20 anni. Gli sono infinitamente grato.

Com'è stato il passaggio da ballerino a coreografo?
È stata una transizione molto facile perché ... non volevo davvero essere una ballerina. Durante il mio primo contratto come ballerino al Béjart Ballet, mi sono reso conto che finalmente non volevo essere sul palco. Non volevo ripetere una coreografia ogni giorno. Non mi piaceva arrivare presto a teatro e provavo una certa tristezza alla fine di uno spettacolo, durante gli inchini.
Ero fuori posto e non capivo perché.
Non appena ho iniziato a creare, le prove si sono presentate. Posso lavorare all'infinito, a lungo, duramente, purché si tratti di creare. Mi sento meglio stare "dall'altra parte". Ora mi godo tutte le cose che non mi piacevano prima ... finché rimango in fondo alla stanza.
Ho un immenso rispetto per i ballerini, la loro rigorosa dedizione al lavoro, il loro senso della ripetizione e il rito del palco. Ma so di non avere quelle qualità. Le mie qualità si sono svolte in modo diverso, nella creatività e nel supporto dei ballerini.
La Parenthèse è stata creata nel 2000 con la speranza di raccontare storie di esperienza umana attraverso la danza e la musica. Parlaci della tua azienda La parenthèse. Come hai avuto questa idea e cosa pensi del suo futuro?
Ho creato “La parenthèse” quando ero molto giovane. È stata una sfida, piena di voglia di far ballare e costruire qualcosa che durasse. Sono felice di vedere che 20 anni dopo, l'azienda è ancora lì, più attiva e più forte che mai. L'azienda è ora riconosciuta. Stiamo girando molto in giro per il mondo e incontriamo un sacco di pubblico. Ci è voluto un po 'per costruirlo, ma non rimpiango nessuna delle fasi felici o difficili che ci hanno portato qui.
Per il futuro ... voglio rinnovare la forma dei miei spettacoli. Collabora con teatri d'opera, con altri artisti di teatro, musica, arti plastiche. Crea nuove forme immersive che possono essere danzate e suonate in nuovi luoghi, hotel, luoghi abbandonati, luoghi del patrimonio.


Se potessi svegliarti domani con un nuovo regalo, quale sceglieresti?
Vorrei che qualcuno mi prestasse le chiavi di un teatro o di un luogo dove potrei andare tutti i giorni a lavorare con i ballerini. Un luogo in cui potremmo invitare il pubblico a guardare le prove, a parlare di progetti e a ballare insieme ...
So che non è solo un regalo. Questo rappresenta molto lavoro. Ma è un desiderio fortissimo che ho avuto da molto tempo. E forse questo sogno potrebbe presto diventare realtà.

Cambieresti qualcosa nel mondo della danza in cui ti sei formato?
Non cambierei molte cose, ma se potessi, vorrei fare qualche piccolo aggiustamento. Prima di tutto, vorrei che la danza fosse vista come una forma teatrale a sé stante e non solo come la sorellina astratta, estetica e talvolta eccessivamente saggia del teatro. Vorrei anche che lavorassimo più lentamente. Che usciamo dalla corsa alla produzione. Possano i teatri e gli artisti legarsi tra loro per molto tempo. Usa questo tempo per conoscerti, andare avanti insieme, a volte commettere errori e creare legami con il pubblico, al di là delle creazioni e dei laboratori ...


C'è spazio in Europa per giovani ballerini e coreografi di talento e, se vuoi cosa consigli ad un aspirante ballerino, cosa gli diresti?
Ci sono così tanti posti fantastici per ballare. Gli consiglierei di scegliere luoghi in cui faremo appello anche al suo senso della creatività, al suo pensiero. Luoghi che offrirebbero ponti tra le arti ...

Possiamo chiamarti cittadino del mondo?
In questi tempi di Coronavirus, sarebbe molto più facile essere un cittadino del mondo!Mi sento infinitamente piccolo e facilmente smarrito di fronte all'immensità delle culture. Penso che mi piace rimanere umile e posizionarmi come un uomo francese ed europeo, curioso del resto del mondo.

Il rapporto con la tua città natale.
Questa è una domanda molto difficile perché trovo difficile pensare a una città come la MIA CITTÀ. Sono nato in una piccola e bellissima città chiamata Annecy, nelle Alpi francesi. Poi ho vissuto in città molto grandi come Marsiglia, Montreal e Parigi, con le quali mantengo legami molto forti.Se consideriamo la città in cui si trova ora la mia casa, Vivo ad Angers. È una bellissima città nell'ovest della Francia, vicino al fiume Loira. Sono molto felice e orgoglioso di condividere parte della mia storia con questa città. Angers sta vivendo un periodo estremamente dinamico, in pieno interrogatorio e rinnovamento artistico. È molto rinvigorente sapere che i prossimi capitoli delle parentesi saranno scritti in questa città.

Lavorare ai tempi del coronavirus: qual è la reazione dei giovani artisti a questa emergenza virale e umanitaria?
Jocker ... HAHAHA!No, in realtà, mi sento fortunato ad avere molte nuove idee legate a questa situazione in cui viviamo. Innanzitutto abbiamo creato NIEBO HOTEL, una performance intima che si è svolta in un hotel ad Angers. Il pubblico era solo o in coppia nelle stanze con i ballerini. Sono stato anche invitato a creare uno spettacolo in videoconferenza "La questione dei fiori". Questo spettacolo è ora in tournée in Quebec (Canada) mentre io stesso non posso andarci ... È comunque rassicurante sapere che anche se non possiamo viaggiare, la tecnologia di oggi ci dà l'opportunità di creare virtualmente.

I tuoi impegni futuri?
Sto lavorando alle "Nuits d’été" di Hector Berlioz. Non vedo l'ora di creare questo spettacolo. Avrà prima forma classica, con orchestra, cantanti e ballerini, in collaborazione con teatri d'opera in Francia.
Sto anche lavorando a un entusiasmante progetto di creazione con Florida Ballet negli Stati Uniti.




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